Sélection de succès et pépites BD

Après la plus grande catastrophe nucléaire du XXème siècle, associer « printemps » et « Tchernobyl » surprend. C’est avec ce titre percutant et une couverture évocatrice qu’Emmanuel Lepage donne la tonalité de sa bande dessinée.

A la demande de l’association les Dessin’Acteurs, l’auteur accepte avec un collectif d’artistes militants de se rendre au plus près de la zone contaminée en Ukraine pour réaliser un reportage. Rapidement la peur l’envahit jusqu’à se demander les raisons qui l’ont poussé à partir vers ce qui ressemble à un rendez-vous avec la mort.

La première partie plonge le lecteur dans cet univers post-apocalyptique laissé par la fonte d’un réacteur de la centrale nucléaire. Les pages se succèdent au rythme du tempo du dosimètre. Les illustrations aux rares couleurs, les traits des dessins et les détails deviennent facteur d’angoisse.

Puis dans la seconde partie, les pages se colorisent peu à peu. Au-delà des radio-particules toujours en suspension et qui elles, ne peuvent s’arrêter à des limites géographiques dites « zones interdites », l’auteur rencontre les survivants pour lesquels la vie continue sur ces terres contaminées. Malgré des conséquences désastreuses, qu’elles soient humaines, écologiques ou économiques, les enfants jouent et la lumière des paysages évoque malgré tout la vie et la beauté.

"Un printemps à Tchernobyl" est plus un carnet de voyage qu'un véritable documentaire. D’où l’absence d'histoire au sens propre du terme. L'auteur témoigne par les mots mais surtout par les illustrations et les couleurs son ressenti, ses sensations. C’est un texte des plus réalistes !

A lire et à faire circuler.

 

Retrouvez nos autres coups de coeur...

 

Après la plus grande catastrophe nucléaire du XXème siècle, associer « printemps » et « Tchernobyl » surprend. C’est avec ce titre percutant et une couverture évocatrice qu’Emmanuel Lepage donne la tonalité de sa bande dessinée.

A la demande de l’association les Dessin’Acteurs, l’auteur accepte avec un collectif d’artistes militants de se rendre au plus près de la zone contaminée en Ukraine pour réaliser un reportage. Rapidement la peur l’envahit jusqu’à se demander les raisons qui l’ont poussé à partir vers ce qui ressemble à un rendez-vous avec la mort.

La première partie plonge le lecteur dans cet univers post-apocalyptique laissé par la fonte d’un réacteur de la centrale nucléaire. Les pages se succèdent au rythme du tempo du dosimètre. Les illustrations aux rares couleurs, les traits des dessins et les détails deviennent facteur d’angoisse.

Puis dans la seconde partie, les pages se colorisent peu à peu. Au-delà des radio-particules toujours en suspension et qui elles, ne peuvent s’arrêter à des limites géographiques dites « zones interdites », l’auteur rencontre les survivants pour lesquels la vie continue sur ces terres contaminées. Malgré des conséquences désastreuses, qu’elles soient humaines, écologiques ou économiques, les enfants jouent et la lumière des paysages évoque malgré tout la vie et la beauté.

"Un printemps à Tchernobyl" est plus un carnet de voyage qu'un véritable documentaire. D’où l’absence d'histoire au sens propre du terme. L'auteur témoigne par les mots mais surtout par les illustrations et les couleurs son ressenti, ses sensations. C’est un texte des plus réalistes !

A lire et à faire circuler.

 

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La tête en l'air

 

"La tête en l’air" de Roca Paco

tet en l air vignette

Ernest atteint de la maladie d’Alzheimer arrive à la maison de retraite. La sensation d’être traité comme un enfant est difficile à supporter. Puis il va rencontrer Alphonse qui répète tout ce qu’il entend, Emile le rusé qui partage sa chambre, Simone qui attend un coup de téléphone de ses enfants pour la ramener chez elle, Mme Rose qui prend toujours le même train. Georgette et Marcel amoureux pour toujours. Eugène qui a perdu l’ouïe mais pas le toucher et René l’ancien champion d’athlétisme. La perte de la mémoire récente, et le bon fonctionnement de la mémoire plus lointaine les font vivre dans le passé. Le temps passe entre les repas et les médicaments car il n’y a rien à faire dans cette résidence .L’étage des assistés les guette. Emile lui trouve avec le sourire que la vieillesse est une farceuse, alors il crée de l’animation .Il veut changer le monde et organise une fugue à trois malgré les risques pour profiter de derniers moments de liberté.

Humour et tendresse sur un sujet comme la maladie et la vieillesse.

Prix Goya 2012 du meilleur film d’animation et du meilleur scénario adapté.